Orgueil et Préjugés

Après « Coup de Foudre à Bollywood », il était très tentant de regarder la « version originale » de l’histoire, la plus proche du roman de Jane Austen « Pride et Prejudice ».
C’était assez drôle de guetter les répliques identiques, les correspondances entre les personnages, la transposition des scènes (les mariages, la fête à Goa dans la version indienne, les bals et pas une seule fête de mariage dans la version franco-britannique)
Le roman de Jane Austen se situe fin XVIIe/ début XIXe siècle à une époque où le seul avenir d’une femme était le mariage. Toute son éducation était tournée vers ce but. Une femme qui ne se mariait pas était une charge pour sa famille.
Pourtant, au-delà de la peinture sociale d’époque, la question de fond posée par le roman, « comment choisir son compagnon de route ? » reste assez universelle.
Selon les cultures, la réponse est apparemment différente.
Dans nombres de pays, ce sont encore les parents qui choisissent pour leurs enfants.
Chez nous selon la loi, le choix est libre.
Pourtant il arrive que les parents choisissent pour leur enfant la personne idéale qu’il n’aurait pas vue lui-même (c’est l’histoire racontée dans « Une bonne épouse indienne » d’Anne Cherian), et il arrive que des femmes libres ne trouvent pas leur bonheur (c’est le thème de l’enquête de Jean-Claude Kaufmann dans « La femme seule et le prince charmant ", dont je n'ai pas vraiment trouvé de résumé satisfaisant - voir donc un commentaire ici)
La question est universelle, l'absence de réponse toute faite aussi...
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