Un psy pour quoi faire ?

Publié le par Phypa

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C'est le titre de l'émission Enquête de santé vue hier soir sur france 5.
(La page de l'émission donne les liens vers les associations de psychologues , de psychanalyse et les urgences psychiatrique en hopital.)

Cette émission a le mérite d'expliquer en mots simples les différentes pratiques, et de répondre aux questions de Mr et Mme Tout le monde.

 

Ont été expliquées les différences entre les différents "psy" :

- le psychiatre est un médecin spécialiste

- le psychnalyste a lui-même fait une psychanalyse et est inscrit dans une société de psychanalyse

- le psychologue est titulaire d'un diplome en psychologie reconnu  (en France ce titre est protégé par une loi)

Pour l'instant l'appellation psychothérapeute ne recouvre rien de précis.

Quant au coaching, dont on entend beaucoup parler, pour faire du sport, pour maigrir, dans le cadre professionnel, c'est une tout autre pratique qui ne se réclame pas du tout de la psychologie.

 

Le plateau de praticiens réunis était intéressant :

  • Dr Ronan Orio

Psychiatre Centre Hospitalier d’Antibes

  • Didier Pleux

Psychologue

  • Fabienne Richard

Cofondatrice de la haute école de coaching

  • Catherine Bergere Amselek

Psychanalyste

 

 car représentatif de la plupart des courrants.

 

Bien sûr on a eu droit à des attaques en règle du psychologue vis à vis de la psychanalyse.

Mais ce n'était pas vraiment un débat, chacun a exposé sa pratique, ce qui perrmet aussi de faire comprendre quel travail on fait avec qui.

Avec un psychanalyste, c'est clair qu'on est dans l'irrationnel, dans la recherche du souvenir , de son interprétation et son incidence sur la personne qu'on est aujourd'hui.

Et la psychnalyste soulignait très bien aussi qu'il s'agit d'une relation entre deux personnes, qu'elle pouvait être très bien pour une personne et catastrophique pour une autre. 

A manier avec précaution, voir le rapport de la Haute Autorité de Santé sur le suivi de l'autisme qui a fait tant parler il y a peu, car la psychanalyse réfute l'approche comportementaliste, alors que dans ce cas une approche pluridisciplinaire semble donner les meilleurs résultats.

L'intérêt majeur du psychiatre est qu'il a les moyens de  faire un diagnostic médical, d'écarter ou de traiter l'influence d'une pathologie sur un mal-être.
Le psychiatre présent sur le plateau intervient en milieu hospitalier, et notamment en collaboration avec les urgentistes.  Et il déplorait la demande excessive de l'usage des antidépresseurs, et surtout la demande  de traitement de l'agitation.

Quant au psychologue, il m'a semblé plus pluridisciplinaire. Son travail dépend certainement de sa pratique clinique antérieure.

Le psychanalyste et le psychologue ont besoin de travailler en collaboration avec un psychiatre.

Tous étaient d'accord sur un point : ils ont besoin d'exercer en réseau, et chacun d'eux a besoin de parler avec d'autres praticiens, car ils ne peuvent porter seuls les difficultés de leurs patients ou clients.

 

Le principal conseil donné avant de choisir un psychologue est de se renseigner sur sa formation et son expérience.

 

Pami les questions posées, la banalisation du recours au "psy" à tout bout de champ.

C'est le thème d'un dossier de psychologies magazine 

“Avant, aller chez le psy, c’était être fou ; aujourd’hui on lui demande de soigner tous nos petits bobos”, remarque le psychiatre Christophe Fauré

Nous sommes dans une société qui ne supporte plus l'existence de la souffrance, qui est très normalisatrice.

Il faudrait être jeune, performant, dynamique, heureux tout le temps. Et je crois que le décalage avec la réalité de l'humain alliée à une sorte de dilution des liens sociaux génère de la souffrance.

Quand je pense qu'on fait des évaluations et du soutien scolaire dès la maternelle, alors que l'école n'est pas obligatoire avant 6 ans !!! Cette pression sur les enfants dès le plus jeune âge est-elle bien utile ??

 

Une autre information amusante a été donnée : parler de soi est source de plaisir, provoque la même sécrétion de dopamine que l'activité sexuelle.

C'est le fruit d'un travail de du Pr Jason Mitchel de l'université d'Harvard.

Voir cet article du Figaro  et dans slate.fr 

 

Un point important n'a pas tellement été abordé : le coût comparé des différentes thérapies.

 

Un autre aspect insuffisamment traité : quel type d'approche pour quoi.

 

 

 

 

Publié dans Humeur du jour

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