Les dieux voyagent toujours incognito

Publié le par Phypa

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Je n'avais encore rien lu de Laurent Gounelle : c'est maintenant chose faite.

 

Voici ce que dit la 4e de couverture :

"Imaginez : un homme vous sauve la vie, en échange de votre engagement de faire tout ce qu'il vous demandera. Cela, pour votre bien. Le dos au mur, vous acceptez et vous vous retrouvez embarqué dans une incroyable situation où tout semble vous échapper. Vous n'êtes plus le maître de votre existence, et pourtant, à bien des égards, elle est plus excitante qu'auparavant ! Toutefois, peu à peu, le doute s'installe en vous : quelles sont les intentions réelles de cet homme ? Qui est-il vraiment ? Et qui sont les personnages énigmatiques de son entourage ? Les découvertes que vous faites n'ont rien pour vous rassurer.

Cette histoire, qui évolue dans l'atmosphère envoûtante d'un été parisien, ouvre la voie à la plus belle des réflexions sur nous-mêmes : qu'est-ce qui peut nous permettre de dépasser nos inhibitions, nos peurs et nos conditionnements, pour sortir du chemin tout tracé d'une destinée qui ne nous apporte pas pleinement satisfaction ?"

Le héros , Alan, est né aux Etats-Unis, travaillent en France. Le livre commence par sa tentative de suicide et sa rencontre avec un enigmatique sauveur.

C'est un livre très "psy", qui milite pour plus d'humanité au sein de l'entreprise, et pour le droit à l'épanouissement pour chacun.

S'y cotoient, un brin de psychnalyse et de théorie de l'attachement, avec de la thérapie comportementale et cognitive. En toile de fond la rigidité de l'école française de psychanalyse, mais ce n'est pas l'essentiel.

Alan est un personnage plutôt attachant, et on se réjouit de ses progrès, de sa reprise en main progressive de sa propre vie.

On se demande malgré tout pourquoi il obéit à l'injonction de faire tout ce que lui demande son sauveur.

Le suspense fonctionne assez bien et en fait un récit agréable à lire.

 

Mais en ce qui concerne l'entreprise, si l'influence de la cotation en bourse, et de la volonté de plaire aux actionnaires, même au détriment des intérêts de l'entreprise est assez bien vue, il manque un aspect sociologique.

Le récit laisse croire, qu'il suffit de se changer soi-même pour être en mesure de conquérir tous les pouvoirs et faire changer de cap à une entreprise.

C'est peut-être vrai à l'échelle d'une entreprise pas trop grande.

Mais il manque tout de même un aspect sociologique sur l'évolution des managers, des modes parmi eux, l'influence de la numérisation de la plupart des documents et des échanges. La cotation en bourse n'explique pas à elle seule la perte de valeur de l'humain dans les organisations.

Cela ne retire rien à l'intérêt de certaines réflexions sur le sens que l'on veut donner à sa vie, et les moyens qu'on se donne pour le faire.

Dans la vraie vie et dans notre contexte de crise, il faut tout de même se résoudre à une certaine réalité: la capacité de chaque indivdu à tout chambouler tout seul n'est pas énorme. 

Mais commencer par donner un sens à sa vie et à ses actions est bien un premier pas.

 

Une énigme pour moi  : j'avoue que je n'ai pas du tout compris le titre du livre ...

Publié dans Livres

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ecureuilbleu 03/03/2013 16:46

Bonjour Pascale. N'ayant pas lu le livre je ne sais pourquoi l'auteur a choisi ce titre. Difficile de faire changer la façon de manager dans une entreprise. J'essaie au sein de notre département
d'inciter le manager à dire ce qui va bien et pas seulement ce qui va mal... Bisous

Phypa 03/03/2013 20:29



Je crois en effet qu'on peut changer certaines choses au sein de son équipe, ou d'une petite entreprise, mais pas quand la stratégie du haut management repose uniquement sur les économies à court
terme. Bisous.