La maison de Victor Hugo, place des Vosges

Publié le par Phypa

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Aujourd'hui mercredi, et enfants en colo, j'ai pour la première fois depuis bien longtemps passé une journée à Paris avec ma mère.

Nous avons décidé d'aller visiter la maison de Victor Hugo qui se trouve Place des Vosges.

Je ne saurais que conseiller la visite conférence, qui a lieu à 14h30.

D'Hugo, on connaît surtout Notre Dame de Paris, les misérables, Hernani et un grand nombre de poèmes.

Cette page ne suffirait certainement pas à citer toute son oeuvre littéraire.

 

Ce qu'on sait moins, c'est que c'était un homme politique, qui a été élu plusieurs fois député à Paris alors qu'il ne s'était pas présenté.

 

On trouvera sur la page wikipédia qui lui est consacrée les détails de sa vie.

 

On trouve dans cette maison-musée un buste de lui , jeune, qui change du vieillard barbu qu'on nous présente dans tous les livres de français.

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On peut trouver aussi ses disccours sur le site de l'assemblée nationale , dont un sur la misère, malheureusement plus ou moins d'actualité :

"Je ne suis pas, messieurs, de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde ; la souffrance est une loi divine ; mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère.
Remarquez-le bien, messieurs, je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire. Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas fait, le devoir n’est pas rempli.
 La misère, messieurs, j’aborde ici le vif de la question, voulez-vous savoir jusqu’où elle est, la misère ? Voulez-vous savoir jusqu’où elle peut aller, jusqu’où elle va, je ne dis pas en Irlande, je ne dis pas au Moyen Âge, je dis en France, je dis à Paris, et au temps où nous vivons ? Voulez-vous des faits ?
 Il y a dans Paris, dans ces faubourgs de Paris que le vent de l’émeute soulevait naguère si aisément, il y a des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières, vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtement, que des monceaux infects de chiffons en fermentation, ramassés dans la fange du coin des bornes, espèce de fumier des villes, où des créatures s’enfouissent toutes vivantes pour échapper au froid de l’hiver.
Voilà un fait. En voulez-vous d’autres ? Ces jours-ci, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours.
Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon !
Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m’en sens, moi qui parle, complice et solidaire, et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme, que ce sont des crimes envers Dieu !
 Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé !"

Il était aussi contre la peine de mort, pour l'égalité de droit des femmes avec les hommes .

On pourra lire ici son éloge funèbre pour les obsèques de George Sand.

Extrait :

"Dans ce siècle qui a pour loi d’achever la Révolution française et de commencer la révolution humaine, l’égalité des sexes faisant partie de l’égalité des hommes, une grande femme était nécessaire. Il fallait que la femme prouvât qu’elle peut avoir tous les dons virils sans rien perdre de ses dons angéliques ; être forte sans cesser d’être douce. George Sand est cette preuve."

 

Il a tellement écrit, qu'on a publié des écrits inédits de lui jusque 60 ans après sa mort.

 

Pour ses obsèques, il a voulu le corbillard des pauvres, et une cérémonie laïque.

 

La place des Vosges vaut le détour même sans visiter la maison d'Hugo.

place des vosges

Avec la chaleur, il y avait une jeune femme en maillot de bain qui se faisait bronzer : un plaisir dangereux pour la peau qui m'échappe un peu.

Je comprends mieux les pigeons qui se baignaient dans les fontaines 

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rosenn an avel 02/08/2012 14:45

visite chez toi et decouverte de paris en meme temps
c'est tres agreable
a bientot

Phypa 02/08/2012 16:55

Merci de ta visite Ici on parle parfois en effet de Paris, souvent de trucs à faire avec les enfants , et même parfois de Bretagne ou du Tarn ...