#Modèlesféminins - Septembre 2013 - Benoite Groult

Publié le par Phypa

#Modèlesféminins - Septembre 2013 - Benoite Groult

C'est en écoutant sur France Culture un épisode de La fabrique de l'Histoire, consacré à Olympe de Gouges (dont je parlais aussi ici) que j'ai entendu une interview de Benoîte Groult.

Elle le dit elle-même, pendant une grande partie de sa vie elle s'est conformé à ce qu'elle pensait qu'on attendait d'elle en tant que femme.

Ce n'est qu'en 1975, alors qu'elle a déjà 55 ans qu'elle connaît la célébrité, avec son livre Ainsi soit-elle.

Mais sa page wikipédia parle de sa vie mieux que moi.

Elle a publié cette année une biographie d'Olympe De Gouges.

Si elle n'a pas été une pionnière dans sa vie, elle l'a été par les mots qu'elle nous a transmis, par sa façon de dire crûment et franchement, avec politesse et sourire, ce qu'avant on taisait,

extraits de "Ainsi soit-elle" (trouvés sur babelio, j'avoue que je n'ai pas lu ce livre):

"Car le féminisme ne se résume pas à une revendication de justice, parfois rageuse, ni à telle ou telle manifestation scandaleuse ; c'est aussi à la promesse, ou du moins l'espoir, d'un monde différent et qui pourrait être meilleur. On n'en parle jamais. Comme on ne nous parle jamais de ces femmes qui se sont battues pour nous. Car c'est toujours une lutte de femmes qui à présidé à l'amélioration du sort des femmes. Mais on dirait que nous nous associons, nous, femmes d'aujourd'hui, au moins par notre silence, aux jugements féroces du pouvoir masculin sur ces "effrontées" qui, dès la Renaissance, à une époque autrement difficile que la nôtre, eurent l'audace et la générosité de coeur nécessaires pour quitter la dignité et la sécurité d'un foyer et affronter l'ironie, l'hostilité ou la prison."

"Il y a tout de même une distorsion incroyable des valeurs à voir des députés ou les forcenés de "Laissez-les vivre" nous présenter des embryons qui n'ont guère plus de conscience qu'une larve d'insecte, alors qu'on discute très abstraitement dans les instances internationales de la faim dans le monde, sans que personne ose poser sur la tribune un vrai enfant en train de mourir de malnutrition. Le seul contenu de nos poubelles ressusciterait le Sahel. Que les courageux défenseurs de nos oeufs s'en aillent au Bengladesch. Là, les foetus ont un an et ils crient."

N'oublions pas que 1975, c'est peu de temps après la loi sur la libéralisation de l'avortement de 1974.

J'ai lu et aimé "La touche étoile" et "Mon évasion".(dont je parlais brièvement ici)

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