#Modèlesféminins mai 2013 Stella Baruk

Publié le par Phypa

#Modèlesféminins mai 2013 Stella Baruk

C'est un article du journal Le Monde qui avait attiré mon attention, il est daté de 2008 (je crois que c'était un article du magazine Le Monde 2 supplément week end) intitulé Stella Baruk, le goût des maths, une affaire de langue

J'en avais retenu qu'il n'y a pas d'enfant "mauvais en maths", mais surtout des enfants à qui on n'a pas bien expliqué le langage utilisé en mathématiques.

Un exemple criant , comment comprendre que, soixante-dix, quatre-vingts, et qautre-vingt-dix font 70, 80, et 90 alors qu'on devrait dire septante octante et nonante, et que c'est une difficulté rencontrée par beaucoup d'enfants.

Un autre exemple :

"Un beau jour, à l'issue d'un cours sur les racines carrées qu'elle a "préparé au millimètre", un élève lui demande pourquoi elle a dit que la racine carrée de trois était égale à neuf. Stupeur de l'enseignante. "Pourquoi avait-il entendu ce que je n'avais pas dit?"

Elle se refuse à invoquer d'éventuels problèmes psychologiques. Tente plutôt de comprendre ce qui, dans la matière enseignée elle-même, a induit "un autre entendu". Cette amoureuse de la langue française, qu'elle manie merveilleusement dans ses livres, réalise alors : "La formulation supposée claire semblait renvoyer à des notions contradictoires. Pourquoi dit-on racine et pourquoi, pour 3 fois 3, dit-on trois au carré ? Il fallait interroger le mot carré , un mot usé qui ne voulait plus rien dire pour cet élève."

Voici ce qu'elle disait :

L'échec en maths n'est pas l'échec des enfants, ni même des professeurs, mais celui d'un système d'enseignement qui prouve, depuis au moins trois décennies, son inaptitude à transmettre un savoir. "Cessons de dire que les élèves sont en difficulté, examinons plutôt ce qui les a mis en difficulté!"

Et cela paraît encore complètement d'actualité, pas seulement en mathématiques. C'est sans doute cependant la matière où c'est le plus criant, puisque c'est devenu la matière de sélection de notre système scolaire.

Qui est cette femme ?

Dans l'article Wikipédia qui lui est consacré, on apprend qu'elle est née en Iran en 1932, de parents enseignants, l'un originaire de Turquie, l'autre de Palestine, qu'lle va vivre en Syrie, puis au Liban où elle fréquentera un lycée français.

Elle étude ensuite au Centre d’étude de mathématiques de Beyrouth.

C'est dans les années 50 qu'elle s'installe en France, elle enseigne les mathématiques dans un collège et lycée privé, puis dans centre médico- pédagogique où elle prend en charge des enfants en échec scolaire. C'est en 1973 que paraît son premier ouvrage destiné au grand public "Échecs et maths".

Elle a en commun avec nombre de pédagogue de partir du principe que les enfants sont intelligents, et sa démarche est de se mettre à la place des élèves, d'analyser et de comprendre leurs erreurs - qui lorsqu'elle les décrit sont très logiques.

On trouvera sur le site de Magnard des extraits de certains livres.

Nous avons utilisé "Comptes pour petits et grands" volume 1 et 2 pour accompagner les apprentissages de nos enfants.

C'est intéressant à lire aussi pour les grands, car la vision de petits, leurs interprétations y sont expliquées, ainsi que les façons d'y remédier, souvent par des représentations concrètes.

#Modèlesféminins mai 2013 Stella Baruk

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

écureuil bleu 14/06/2013 20:54

Bonsoir Pascale. Même si j'adore les chiffres, je trouve regrettable que les maths aient autant d'importance dans les orientations scolaires. Bisous

Phypa 14/06/2013 22:24

Bonsoir Brigitte, je suis bien d'accord avec toi ! Bisous.